La démarche à suivre pour réussir vos travaux

La salle de bain est un lieu important de la maison, une pièce de détente dans laquelle on passe beaucoup de temps. C’est pourquoi, il est nécessaire de bien penser la rénovation de cette pièce de vie.

Repérer et corriger les failles existantes

Si vous rénovez votre pièce, il est essentiel que vous releviez les problèmes que vous rencontrez déjà dans cette pièce tels que l’humidité, les fuites, l’éclairage …

Vous devez aussi penser à l’avance aux problèmes qui pourraient survenir en cours de route, afin d’économiser de l’argent. Il est nécessaire de penser à ces éléments pour les prévenir et les anticiper. Cela permet de trouver l’origine du problème et d’y remédier avant de mettre du neuf. En effet, si vous ne les corrigez pas, cela risquerait de vous causer des ennuis par la suite et, de ce fait, des frais supplémentaires. Cette réflexion vous permettra donc d’économiser de l’argent mais également de préserver la qualité de votre demeure.

Ainsi, vous décidez de rénover votre salle d’eau pour différentes raisons : pour sa dimension (trop étroite par exemple), les appareils sont trop vieux, l’humidité est présente, un problème d’isolation, … Pour que votre nouvelle pièce soit la plus agréable à vivre possible, vous devez résoudre ces soucis.

Nous allons vous aider à vous poser les bonnes questions afin que vous puissiez repérer d’éventuels failles existantes avant de commencer les travaux.

Ainsi, voyez si vous disposez de suffisamment de rangement, si la salle de bain répond aux besoins des membres de votre famille. Demandez-vous s’il est nécessaire d’agrandir la salle de bain, de la rendre accessible à un fauteuil roulant. Vos appareils consomment-ils beaucoup d’énergie et/ou d’eau ou sont-il économes ? Vérifiez si votre plomberie ne fuit pas car ceci pourrait endommager les revêtements voire la structure de la maison. Contrôlez que les murs soit étanche afin que les surfaces soient chaudes. Examinez la présence d’humidité, de moisissures et essayez de voir d’où cela provient. Si vos canalisations sont de plomb, profitez-en pour les changer car à partir du 25 décembre 2013, sachez qu’elles devront, de toute façon être remplacées par du cuivre. Cela permettra de diminuer la teneur maximale en plomb admissible dans l’eau potable.

Sachez que votre rénovation sera plus efficace et plus durable si vous faîtes attention à corriger ces défauts. De plus, votre salle de bain deviendra un lieu plus fonctionnel mais aussi confortable et agréable pour toute votre famille. Sachez d’ailleurs, que rénover une salle de bain permet de récupérer 64 à 71% de son investissement.

Cependant, pour repérer ces défauts éventuellement présents dans votre salle d’eau actuelle, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel qui repérera ceux-ci très certainement du premier coup d’œil. Ainsi, demandez d’ores et déjà gratuitement des devis qui vous aideront à fixer votre budget selon votre situation.

Avez-vous besoin d’un permis de construire?

Par ailleurs, selon les travaux que vous souhaitez effectuer dans votre maison, il est possible que vous ayez besoin d’un permis de construire.

Le permis de construire est une procédure administrative qui permet à l’administration de vérifier qu’un projet de construction respecte bien les règles d’urbanisme en vigueur. Nous allons vous détailler le ou les cas dans lesquels vous pourriez en avoir besoin dans le cas d’une rénovation ou d’un aménagement de votre salle de bain, étant donné que si vous construisez votre maison, vous disposerez déjà d’un permis de construire pour l’ensemble de la demeure.

Ainsi, on pourra exiger de vous un permis de construire si vos travaux ont pour effet de :

  • créer une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à 20 m².
  • créer une surface de plancher ou une emprise au sol supérieure à 40 m² dans les zones urbaines couvertes par un plan local d’urbanisme. Cependant, entre 20 et 40 m² de surface de plancher, un permis de construire est exigé lorsque les extensions ont pour effet de porter la surface totale de la construction au-delà de 170 m².
  • modifier les structures porteuses ou la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s’accompagnent d’un changement de destination.
  • porter sur un immeuble inscrit au titre des monuments historiques ou se situant dans un secteur sauvegardé.

 
Selon votre situation, vous avez un formulaire à remplir accompagné d’un dossier composé de documents à fournir à déposer à la mairie de la commune dans laquelle st situé le terrain ou la maison. Le délai d’instruction est, en général, de 2 à 3 mois.

Pour davantage de renseignements, rendez vous sur ce site : http://vosdroits.service-public.fr/F1986.xhtml

Par ailleurs, vous pouvez vous retrouver dans une situation qui correspondrait davantage avec la déclaration préalable de travaux qui est également un moyen pour l’administration de vérifier qu’un projet de construction respecte les règles d’urbanisme en vigueur. Elle est exigée en cas de réalisation d’aménagement de faible importance.

Les travaux suivants réalisés sur une construction existante exigent une déclaration préalable :

  • Travaux qui créent 5 à 20 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol. Le seuil de 20 m² est porté à 40 m² si la construction est située dans une zone urbaine d’une commune couverte par un plan local d’urbanisme. Cependant, entre 20 et 40 m² de surface de plancher, un permis de construire est exigé si, après réalisation, la surface ou l’emprise totale de la construction dépasse 170m².
  • Travaux de ravalement ou travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâtiment.
  • Travaux changeant la destination d’un bâtiment même lorsque celle-ci n’implique pas de travaux.

 
De la même façon que pour le permis de construire, selon votre situation, vous avez un formulaire à remplir accompagné de documents à fournir. Le plus souvent, le délai d’instruction est d’environ un mois. Pour davantage de renseignements vous pouvez consulter le lien suivant http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F17578.xhtml

Avez-vous besoin d’une assurance?

Avant de commencer à travailler avec une entreprise, il est nécessaire que vous ayez connaissance des assurances obligatoires pour le bon déroulement des travaux.

Ainsi, vous-même, en tant que maître d’ouvrage, vous pouvez souscrire à l’assurance «  Dommage-ouvrage ». Cette assurance garantit le remboursement et la réparation des dommages qui peuvent se produire après la réception des travaux sans attendre une décision de justice. Le maître d’ouvrage doit souscrire à cette assurance avant l’ouverture des travaux, sous peine de se voir exposer à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement et 75 000 Euros d’amende. Cependant, si vous êtes un particulier vous n’aurez pas de sanction pénale si vous n’êtes pas assuré.

Cette assurance vous protège contre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou l’un de ses éléments d’équipement, le rendent impropre à sa destination. Elle couvre aussi, sans franchise possible, un immeuble pendant dix ans et prévoit, en cas de sinistre, un mécanisme d’indemnisation de l’assuré enfermé dans des délais stricts. Néanmoins, elle ne garantit pas les risques de non-achèvement des travaux.

L’assurance Dommages-ouvrages prend effet un an après la réception des travaux, c’est-à-dire à compter de la deuxième année et elle expire en même temps que la garantie décennale, soit neuf ans plus tard. La compagnie, après l’indemnisation de la victime, se retournera alors contre l’assureur du constructeur responsable.

Par ailleurs, la responsabilité civile décennale est obligatoire pour tout constructeur-réalisateur dont la responsabilité décennale peut être engagée pour des travaux de bâtiment. Ainsi, si les professionnels auxquels vous faites appel sont :

  • Architecte, entrepreneur, technicien, ou une autre personne liée au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage
  • Vendeur après achèvement d’un ouvrage qu’ils ont construit ou fait construire.

 
Ces professionnels doivent donc être couverts par une assurance de responsabilité décennale à l’ouverture du chantier. Sachez que cette assurance est obligatoire pour des travaux de construction que ce soit des travaux neufs ou de rénovation.

A la différence de l’assurance dommages-ouvrages, aucun délai n’est prévu pour indemniser le constructeur. Le contrat de cette assurance garantit le paiement des travaux de réparation de l’ouvrage lorsque la responsabilité du professionnel dont il est question est engagée pour des travaux de construction. Les dommages concernés doivent être d’une certaine gravité et doivent avoir pour conséquence :

  • Soit de compromettre la solidité de l’ouvrage
  • Soit de rendre l’ouvrage impropre à sa destination.

 
Les professionnels auxquels vous faîtes appel doivent avoir souscrit à cette responsabilité civile décennale avant le début du chantier. De ce fait, dès que les travaux commencent, en tant que maître d’ouvrage, vous êtes tout à fait en droit de demander à voir cette assurance de responsabilité civile décennale afin d’être certain que l’entreprise soit en règle.

Toutes les informations sur la salle de bain: