La construction de votre habitation BBC commencera évidemment par les travaux de gros œuvre qui consistent à mettre hors de l’eau et hors d’air la maison. Pour cela, un certain nombre d’étapes est nécessaire.

La fondation est la première étape à effectuer. Il s’agit, tout d’abord, de lisser le terrain ce qui marque l’ouverture des travaux, puisque c’est ce qui supportera le poids de la maison. On retire alors l’excédent de terre avec une pelleteuse pour creuser les tranchées qui serviront à raccorder la maison aux différents réseaux (eau et électricité).

C’est alors le moment de procéder aux fondations qui est une étape majeure puisqu’elle ancre la maison au sein du terrain et lui garantie son assise ainsi que sa solidité. Cette étape se termine avec l’écoulement des fondations en réalisant de profondes tranchées afin d’assurer de bonnes fondations contre le gel. On place, ensuite, des tiges de fer de béton afin de relier le treillis soudé de la dalle aux murs du vide sanitaire. Puis, une dalle de béton est coulée dans la tranchée ce qui répartira la charge de la maison sur une large surface de sol stable.

Il est, d’ailleurs, essentiel de ne pas tarder à couler la dalle de béton avant qu’il n’y ait des dégâts dus à d’éventuelles intempéries.

L’assainissement consiste à collecter, stocker et épurer les eaux usées de votre habitation. Pour une construction optimale de celle-ci, cette opération doit être effectuée assez tôt. Il s’agit donc d’évacuer les eaux usées, autrement dit les eaux ménagères provenant de la cuisine et de la salle de bain, et les eaux vannes qui sont les eaux venant des WC. Les eaux pluviales ne sont pas concernées par l’assainissement puisqu’elles sont, le plus souvent, récupérées.

Il existe deux solutions d’assainissement : l’assainissement collectif avec le tout-à-l’égout ou l’assainissement individuel avec la fosse septique. Néanmoins, vous n’aurez pas le choix puisque c’est la ville qui aura, auparavant, délimité les zones collectives et individuelles. Vous devrez donc vous y conformer.

Concernant l’assainissement collectif, c’est le propriétaire de la maison qui doit raccorder celle-ci, à ses frais, au réseau commun. L’assainissement individuel est souvent nécessaire pour les maisons isolées et s’effectue de façon naturelle, dans la terre, avec une fosse septique.

A l’assainissement succède le soubassement de la maison qui se réalise de 3 façons différentes.

Le soubassement hérisson signifie que le sol du rez-de-chaussée repose directement sur les fondations de l’habitation. Cependant, pour protéger la maison et optimiser son isolation, un film plastique est placé afin d’éviter les remontées d’humidité. Cette possibilité de soubassement est la moins chère bien qu’elle ne s’adapte pas à tous les terrains, dans la mesure où celui-ci doit être plat.

Le vide sanitaire, consiste à laisser un espace d’environ 20cm entre les fondations et le sol du rez-de-chaussée. Ce soubassement se compose d’au minimum deux rangs de parpaings ou de béton hydrofugé. Le vide sanitaire est une bonne alternative pour limiter les ruissellements et inondations des pluies. Il est, par ailleurs, conseillé d’isoler la dalle supérieure pour ne pas voir l’humidité remonter. Réaliser un vide sanitaire vous permet de construire votre maison sur un terrain en pente sans avoir à creuser énormément le sol.

Le sous-sol est un genre de soubassement qui entraîne la réalisation d’un nouvel étage creusé dans le sol naturel : le sous-sol pour un garage ou une cave par exemple. Ceci ajoute de toute évidence une plus-value à votre habitation en cas de vente ou de location. Néanmoins, il est nécessaire, pour cela, de soigner particulièrement bien le drainage pour éviter absolument tout risque d’inondation. Sachez, que le sous-sol est le soubassement le plus cher à réaliser.

L’élévation des murs est l’étape suivante et se réalisera selon le matériau que vous aurez choisi. En effet, plusieurs solutions s’offrent à vous : le mur de pierre, de brique, de parpaing, en béton cellulaire ou le mur en bois. Les façons de réaliser ces murs sont, de ce fait, différentes selon le matériau choisi. Les linteaux sont, par ailleurs, posés progressivement aux emplacements futurs des fenêtres et des portes.

Dès lors que vos murs sont élevés, les artisans passeront à la réalisation de la charpente qui vient solidifier l’ensemble en préparant la pose du toit. Là aussi, vous aurez le choix entre deux types de charpente : la fermette ou la charpente traditionnelle.

La fermette est un dispositif industriel moins cher d’une grande solidité. Cette charpente est fabriquée avec des planches de bois assemblées sous presse avec des connecteurs métalliques. Le bois nécessaire doit être inférieur à 20% d’humidité pour une meilleure longévité. De plus, elle supportera la couverture du toit ainsi qu’un plafond de plâtre. Avec ce type de charpente, l’isolation est relativement facile et peu chère. Cependant, cette charpente ne vous permet pas d’en faire un espace aménager, vous ne pourrez marcher que sur les poutres, puisque le plafond de plâtre ne supportera pas davantage de poids.

La charpente traditionnelle, bien que plus difficile à réaliser, a l’avantage de permettre l’aménagement des combles habitables. Cette charpente se compose d’éléments en bois massifs rassemblés. Néanmoins, cet avantage permettant l’aménagement des combles en créant même plusieurs pièces selon la superficie, est relié à son inconvénient : cette charpente est plus chère que la fermette. De même, l’isolation des combles sera plus onéreuse que l’isolation des combles perdus.

La toiture est un élément majeur puisqu’elle recouvre la charpente, et donc l’ensemble de l’habitation. Le toit protège la maison contre toutes les intempéries et les agressions extérieures. La toiture remplit également le rôle d’isolation puisque la plus grande partie des pertes de chaleur s’effectue par le toit, c’est pourquoi ce rôle est essentiel. De ce fait, il paraît primordial de faire appel à un couvreur pour réaliser la toiture.

Pour réaliser la toiture de votre maison, vous disposez de plusieurs possibilités : les tuiles en béton, en terre cuite, en bois, les ardoises ou le zinc.

Vous vous interesserez, ensuite aux menuiseries extérieures c’est-à-dire aux portes et aux fenêtres qui sont la phase ultime du gros œuvre. Elles assurent à la fois la sécurité et l’isolation de la maison, il faut donc les soigner.

La porte d’entrée marque la sécurité et doit, de ce fait, être choisie avec soin. Vous pourrez sélectionner le matériau de votre porte parmi le bois, le PVC, l’aluminium et l’acier.

Le vitrage des fenêtres est essentiel puisqu’il doit remplir un certain nombre d’objectifs : la dimension esthétique, la sécurité, et l’isolation à la fois thermique et acoustique. Ce critère porté sur l’isolation est essentiel dans le choix de vos fenêtres puisqu’il garantit votre confort tout au long de l’année au sein de votre maison tout en vous permettant de réduire vos consommations d’énergie.

D’autre part, vous pouvez choisir le matériau de vos fenêtres parmi le bois, le PVC, l’aluminium, ou la solution mixte bois-aluminium. Votre choix pourra être déterminé par l’environnement, votre région ou le climat.

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